L'ARDECHOISE 2000

Sous l'impulsion de Bernard et Françoise Magnouloux, les vélos-couchés ont fait une apparition remarquée dans l'édition 2000 de la course cyclotouristique de l'Ardéchoise. Cette année, l'Ardéchoise a réuni plus de 12000 cyclistes dont cinq pédalaient couchés.

Certes, le nombre n'était pas en notre faveur mais à l'applaudimètre nous valions bien 20 cyclistes traditionnels tant la foule battait des deux mains à notre passage. De plus, nous n'étions pas venus seuls car un groupe de sympathisants était là nous épauler. Jean-Paul Magnan, membre de France-HPV, nous a encouragé sur le bord de la route, Julie a roulé sur un Birdy (vélo pliable en alu à petites roues), Jean-Michel Joffre, membre de France-HPV en attente d'un Baron, s'est joint au groupe sur un vélo classique, tout comme Gérard et Marie-Hélène Cornet qui s'intéressent au concept et voulaient le voir de plus près. En tout, nous étions donc neuf cyclistes formés autour d'un noyau composé de Bernard et Françoise Magnouloux sur leur Peer Gynt de Radius, Rodolphe Friemel sur son Coyote à pédalage avec les jambes et les bras, Peter Oving sur son M5 600/700 et moi-même sur un vélo-couché de ma fabrication à empattement court, guidon haut et deux roues de 700 (à l'heure actuelle, le prototype n'a pas encore de nom).

Nous avions choisi la petite boucle, 103 km avec 2140 m de dénivelé positif, déjà largement suffisante pour nos jambes peu habituées à ce type de parcours. De toute façon, il ne s'agissait pas de réaliser un exploit sportif mais de montrer aux autres cyclistes qu'il existe une autre manière de pédaler. Bien entendu, sur 12000 personnes, il y en a toujours qui vous railleront simplement parce que vous êtes différents, il y a d'autres qui seront complètement indifférents et passeront leur chemin en faisant comme s'ils ne vous ont pas vu, d'autres encore vous regarderont, perplexe mais en se demandant à quoi cela peu servir et finalement, certains viendront discuter un petit moment en vous demandant les avantages et les inconvénients de l'engin. Sur les 12000, il faut mettre à part quelques perles rares qui vous disent : "Super ! Justement, je suis en train de m'en construire un...", "Vous avez des infos sur les tricycles ? Je souhaite commercialiser un nouveau modèle.", "- Tiens un vélo-couché ! - Vous connaissez les vélos-couchés ? - Oui, je vais bientôt m'y mettre !". Ceux-là vous font oublier les railleurs qui, signalons-le, jacassaient beaucoup dans le premier col mais faisaient moins les fiers dans la dernière ascension...

L'itinéraire choisi par les organisateurs était réellement splendide avec passages dans des gorges étroites, vues sur les monts du Vivarais, traversées de forêts et villages pittoresques. Bref, nous avons roulés sur de belles routes et nous en avons gardé plein les yeux ! Voilà pour l'essentiel d'une cyclotouriste. Pour toute la partie logistique, il n'y a rien à redire. Les inscriptions sont rapides, on retire une enveloppe qui contient une plaque de cadre avec les serrages, le dispositif de chronométrage électronique qui se fixe à la cheville et le bon pour le dîner à l'arrivée. En fait, tout cela est orchestré par des professionnels et mis en place par des bénévoles charmants et dévoués. Par exemple, quant on arrive crevé en haut d'un col, qu'est-ce que l'on peut apprécier d'avoir en face de vous quelqu'un qui vous sert à boire tant que vous voulez et surtout avec le sourire !

L'année prochaine, nous espérons bien remettre ça (édition 2001, le 16 juin).  L'idéal serait que nous soyons plus nombreux au départ avec peut-être quelques sportifs qui pourraient réaliser un chrono dans l'une des boucles ou une apparition remarquée dans la catégorie vélo marathon (252 km, 5193 m de dénivellé).

Jean-Charles Gosselin
France-HPV

Les photos :
Pour obtenir le commentaire de chaque photo, laissez votre souris quelques secondes sur l'image (marche avec Internet Explorer). Un agrandissement est disponible par simple clic.
Il y a beaucoup de monde au départ de l'Ardéchoise !Le mini peloton de vélos-couchésBernard Magnouloux sur son Peer Gynt, déguisé pour partir avec les premiers !Profitant d'une pause-ravitaillement, Rodolphe Friemel essaye le vélo de Jean-Charles Gosselin sous l'oeil attentif de Jean-Paul MagnanIncrevables, ceux-là nous ont impressionnés sur leur machine de 60 kg !Concept innovant, roues carbones et freins à disques. Les Arlequins de l'Ardéchoise mériteraient leur place dans le monde des VPH.Pour son premier parcours de plus de 40 km, Julie a fait fort en allant facilement au bout des 103 km du parcours de BoutièresRodolphe Friemel sur son CoyoteJean-Charles Gosselin sur son nouveau prototypeLe ravitaillement à Saint-Martin de ValamasPeter Oving sur son M5Jean-Charles Gosselin et Bernard Magnouloux dans la dernière ascensionDiner et repos mérités à Lalouvesc, lieu d'arrivé de cette édition de l'Ardéchoise.Annonce des résultats sur le podium et tirage au sort de lots pour les participants

Quelques vidéos de l'Ardéchoise (pas encore optimisées, c'est très long à charger si vous avez une connexion par modem standard) :
dscf0003.avi (5400 Ko)
dscf0004.avi (767 Ko) (salut de Jean-Charles Gosselin sur son prototype 700/700)
dscf0022.avi (6880 Ko) (avec Rodolphe Friemel en action sur son prototype combinant la force des jambes et des bras)
dscf0026.avi (2900 Ko) (l'ambiance de l'Ardéchoise au ravitaillement, musique caractéristique !)
dscf0042.avi (1200 Ko) (Bernard Magnouloux sur son Radius Peer Gynt qui s'est déguisé en baigneuse pour partir avant la cohue)

Photos de Jean-Michel Joffre
France-HPV